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Sortie mycologique à Monplaisant (14/10/26)

À quelques kilomètres de Belvès, nos hôtes nous avaient donné rendez-vous sur leur charmant terrain de Monplaisant. En partant de la prairie, nous avons tout de suite pu observer les nombreux chapeaux blancs émergeant du vert vif de la pelouse. Parmi eux, les fameux agarics champêtres ou rosés des prés (Agaricus campestris) dont les lames variaient du rose crème au brun chocolat selon leur maturité. Pour ne pas les confondre avec les agarics jaunissants, toxiques, il faut bien sûr toujours veiller à gratter le pied pour vérifier l’absence de jaunissement et bien les sentir (odeur désagréable chez ces derniers). Au moins trois autres espèces d’agarics ont été identifiées, parfois avec difficulté car le genre n’est pas toujours simple.

Les lépiotes pudiques formaient également une belle part des espèces à lames libres trouvées dans les prés. Ce champignon au chapeau blanc à crème et à sporée blanche, a un chapeau lisse et un anneau membraneux coulissant. Aussi présente : la lépiote excoriée (Macrolepiota excoriata) qui appartient à un genre proche du point de vue macroscopique. Bien que comestibles, les confusions possibles avec certaines espèces toxiques devrait inviter les débutants à ne pas les rechercher.

Pour les autres champignons à lames libres, notons que les coprins ont la particularité de se liquéfier très rapidement, pour permettre à leurs lames très serrées de libérer leurs spores, noires.

En explorant la partie boisée et sa bordure, sous les châtaigniers et les chênes, deux champignons qui peuvent se ressembler ont été ramassés : la collybie amie des arbres (Gymnopus dryophilus), et le marasme des oréades (Marasmius oreades). Pour les distinguer, la manipulation du pied est pertinente : si en faisant tourner le pied vous parvenez à le tordre sans le casser, vous avez affaire au marasme des oréades.

Dans la catégorie des champignons à chair cassante comme de la craie (dite grenue, ou non-filamenteuse) seules deux russules ont été trouvées. L’une d’elle avait un chapeau rouge, décoloré en crème ochracé au centre (Russula decipiens), l’autre fauve et une odeur caractéristique d’écrevisse (Russula graveolens).

En plus de la stérée hirsute (Stereum hirsutum), très commune, nous avons identifié une autre stérée qui, elle, rougit à la blessure : Stereum gausapatum.

Vous avez participé à la sortie ? Envoyez nous vos photos, textes ou remarques à smbp24@tutanota.com

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